Ballade au cœur des passages parisiens


France, Voyages / mardi, octobre 31st, 2017

Ce week-end, je suis allée faire une virée près de Grands Boulevards avec une amie. Et, par hasard, nous nous sommes retrouvées sur le passage des panoramas. Cela faisait plus de 10 ans que je n’étais plus entrée dans un passage couvert parisien. Nous avons donc flâné au cœur des ces passages tout l’après-midi. Et si, je sais que nous ne les avons pas tous visités, je trouvais cela intéressant de vous en parler. Surtout en ce moment, où l’automne étant déjà bien installé, la température et la météo sont moins clémentes, et donc, parfois moins propices à de longues ballades en extérieur. 

Les passages couverts parisiens furent ouvert, pour la plupart,  au XIXe siècle, même si le plus ancien  date de 1799. Ils correspondent à une volonté de l’époque, de créer un espace commerçant propre, à l’abri des intempéries, dans un cadre d’exception. Ils sont, en quelque sorte, les ancêtres de nos centre commerciaux modernes. Aux succès économiques très fluctuants, ce sont des lieux chargés d’histoires et d’anecdotes, mais aussi de véritables œuvres architecturales.

Le passage des panoramas

Le passage des panoramas est le plus ancien passage commercial parisien. Ouvert en 1799, il était auparavant l’ancien hôtel de Montmorency-Luxembourg construit par Lassurance presque un siècle auparavant.

Attenant au théâtre des variétés, ce passage est un véritable bond dans le passé. Laissez vous porter par l’ambiance fourmillante qui règne sous cette superbe verrière.  Long de 133 mètres ce passage qui est un haut lieu pour les philatélistes, a su conserver ses enseignes et ses magasins d’époque. Un vrai plaisir pour les yeux, mais aussi pour l’imagination. En effet, on se prend facilement à rêver le passage à l’époque de son ouverture, il y a deux cents ans.

Le passage Jouffroy

Le passage Jouffroy est le plus fréquenté de la capitale. Il suffit de s’y rendre pour le comprendre. De tous les passages que j’ai fait cet après-midi là, c’était le lieu le plus compliqué à photographier en raison de sa haute fréquentation.

Long de 144 mètres, sa verrière en ogive fût la première du genre, puisque construite en ver et en métal. Attenant au musée Grevin, il abrite, tour à tour, bouquinistes, galeries d’arts, vendeurs de jouets et hôtels. Comme la plupart des passages que j’ai pu voir il a su garder son charme, alliant à la perfection histoire et modernité. J’ai d’ailleurs profité de notre visite, pour aller faire un tour chez Mark and Spencer food installé au coeur de la galerie.

 

Le passage Verdeau

Avec sa verrière en arrêtes de poisson, le Passage Verdeau situé dans la continuité du Passage Jouffroy fût inauguré en 1846.

Le passage est plus cosy que les précédents, et cela en raison de sa plus grande tranquillité. Pourtant il n’a rien à envier aux autres, vous y trouverez des boutiques en tout genre, un salon de thé au décor plutôt moderne, et galeries d’art, le tout éclairé par une belle lumière naturelle. Le lieu est idéal pour flâner devant ou dans les boutiques, ou encore pour y faire une pause gourmande.

La galerie Vivienne

Située en plein coeur du quartier de la Bourse, à deux pas du siège de la marque Céline ou encore Kenzo. La galerie Vivienne ouvre ses portes en 1826. Elle fût imaginée et conçue par l’architecte François-Jean Delannoy .

C’est, à mon avis, la plus belle que j’ai visité. Le décor est de style néo-classique pompéïste: De belles mosaïques font office de sol, de nombreuses nymphes, cornes abondances, et caducées ornent de part et d’autres la galerie. Les couleurs de la Galerie et sa verrière donnent à la Galerie une lumière chaude et agréable. C’est surement tout cela qui a poussé Kenzo à y ouvrir sa première boutique en 1970, et à y organiser son premier défilé cette année-là. Ou encore d’autres boutiques de luxe à s’y installer.

 

 

 

 

 

Le passage aux Princes

Le passage aux princes fût le dernier passage couvert édifié à Paris à l’époque d’Haussman. Epoque où de nombreux passages disparurent, au profit des grands axes que l’on connaît aujourd’hui. Il ouvra ses portes en 1860, sous un autre nom: Galerie Mirès. C’est dans ce passage que se tenait la Galerie La vie Moderne où exposèrent la plupart des impressionnistes. Détruit vers la fin du XXe siècle, il fût reconstruit à l’identique il y a, maintenant, une vingtaine d’années.

Le passage aux princes est un lieu auquel je tiens particulièrement. En effet, aujourd’hui il abrite de grandes boutiques de jouets. Lorsque j’étais plus jeune, mon père avait pour habitude de m’y emmener pour les fêtes de fin d’année, après que nous eûmes couru les vitrines de noël des grands magasins situées non loin. C’est un lieu de souvenirs mais aussi de rêves, pour l’enfant que j’étais, et que je suis toujours.

Il existe bien évidemment d’autres passages, dans Paris, tel que le Passage du Cerf, le passage du Caire ou encore la Galerie Colbert, et je pense m’y rendre lors d’une prochaine virée.

 

 

Une réponse à « Ballade au cœur des passages parisiens »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *